jeudi 10 décembre 2009

Les grandes lignes de ma saison 2010

Voilà, je me suis arrêtée sur mes compétitions importantes pour ma saison de compétition 2010! Pour les autres compétitions, il y aura peut-être des changements, rien n'est coulé dansle béton (ni officialisé dans mon calendrier), mais j'ai déterminé les compétitions auxquelles je pourrais participer, celles qui n'entrent pas en conflit et arrivent au bon moment dans ma préparation.

Les élus:
 
Marathon du Vermont en mai 
Demi-ironman de Timberman en août

Un marathon en début de saison, pour un triathlète, ce n'est pas vraiment idéal parce qu'il s'agit d'une période où on doit en profiter pour faire un volume important de vélo et qu'en plus la récupération subséquente au marathon raccourcit naturellement la déjà courte saison de triathlon, mais ça me convient. Parce que je suis aussi une coureuse, parce que j'ai l'impression que passer à côté de ce marathon serait un deuil que j'aurai à traîner tout au long de la saison, parce que ce n'est pas certain que je ferai un marathon à l'automne. Parce que j'ai le goût!

Et pour moi ce plan me semble parfait:

En décembre, janvier et en février, je m'entraîne en triathlète, en donnant un poids égal à chacun des sports. Concrètement, pour moi, ça veut dire moins courir (3 fois par semaine), plus nager (2-3 fois par semaine) et carrément commencer en m'entraîner en vélo (2 fois par semaine, l'entraînement de home trainer du club et un cours de spinning). Idéalement, ça serait rouler et nager au moins trois fois par semaine, quitte à courir 2 fois par semaine, mais je me connais...j'aime nager et rouler, mais j'aime être dehors beaucoup, beaucoup. Et ça s'adonne que c'est courir l'activité qui se fait bien dehors l'hiver. (Et j'aime beaucoup, beaucoup courir).

En mars, avril et mai, je focus sur la course à pied pour le marathon! Et j'aimerais ça être capable de continuer à nager et à rouler 1 fois par semaine. Mais on verra selon mon niveau d'énergie. Focus marathon!

En juin, juillet et août, je focus sur le vélo, beaucoup, en faisant des longues sorties régulièrement, et sur la natation (3 fois par semaine). Je maintiens en course à pied (3 fois par semaine).

Après on verra! Je vais m'inscrire à la loterie pour le marathon de New York. Peut-être.
Ça dépend si je me qualifie ou pas pour Boston au marathon du Vermont. Peut-être que je trouverai ça trop faire un marathon en novembre et puis un autre en avril. Ça demande carrément de récupérer (environ un mois) et de recommencer tout de suite le programme pour l'entraînement suivant. Physiquement, ça se fait; mentalement, ça peut être lourd. Alors on verra. Et on verra aussi pour la qualification pour Boston. Non, non, je ne me remets pas à douter. C'est juste que ce n'est pas si grave si je ne me qualifie pas. Je choisis un parcours difficile (un parcours côteux), je ne me rends pas cette qualification facile parce que pour être honnête, maintenant que je sais que j'en suis capable, je ne tiens pas à me qualifier maintenant à tout prix, genre à faire le parcours plat(e) de Ottawa plutôt que celui du Vermont juste pour me rendre la tâche plus accessible.

Faire un marathon en mai va aussi me donner ma dose (je n'essaie pas de cacher que je suis complètement accroc à la course à pied) et me forcer à me concentrer sur le vélo pendant l'été. Je sais que c'est la discipline sur laquelle je dois mettre le plus d'énergie, sur laquelle je peux le plus progresser et dans laquelle le temps investi va être le plus payant lors de la compétition. Honnêtement, je sais que même si je ne fais pas un marathon en mai, je ne vais sûrement pas plus rouler au cours du mois de mars et de avril. Je me vois mal passer 4-5 fois par semaine à faire du vélo à l'intérieur; j'aime courir notamment parce que je me sens bien dehors, dans la "nature", je m'y sens libre. Peut-être qu'à cause de ma préparation pour le marathon, je raterai deux ou trois belles longues sorties de vélo en mai mais ce n'est pas la fin du monde pour moi. Ça vaut le sacrifice! Et sois dit en passant, je ne me mets pas de pression pour ce demi-ironman. Je suis très consciente de ne pas avoir une grosse (bonne) base en triathlon: j'entame seulement ma deuxième saison de triathlon (et de vélo, et de natation). Mais j'ai le goût de vivre cette expérience! Je suis une mordue de longue distance, c'est d'ailleurs le Ironman qui m'a attirée vers le triathlon, et bien qu'en découvrant le triathlon j'ai découvert aussi un sport que j'adore, courte distance y compris, j'ai toujours cette attirance pour les efforts de longue distance. Ça va être le fun! En plus on loue une maison avec mon club alors ça risque d'être une expérience de groupe vraiment géniale.

Donc voici ce que j'ai en tête pour 2010 (ça arrête après Timberman parce qu'on verra à partir de là!):

20 février - Demi-hypothermique
28 mars - 10km de Lasalle
18 avril - Demi-marathon de Montréal (mon demi-marathon "important")
30 mai - Marathon du Vermont (compétition importante)
13 juin - Triathlon Mont-Tremblant (si je me sens en forme), sinon:
20 juin- Tour du Lac Brome (10km)
17 juillet- Triathlon de Saint-Lambert (sprint)
8 août - Triathlon de Saint-Agathe (distance entre sprint et olympique)
22 août - Demi-ironman de Timberman (compétition importante)

Je sens que je vais avoir une belle saison! On ne sait jamais ce qui va arriver, on ne peut pas prévoir, mais j'espère bien que je serai de la ligne de départ le 22 août parce que je suis inscrite (la compétition est sold-out généralement en janvier) et outch, disons que ça coûte cher une course américaine sur le circuit Ironman. Je rationalise ce genre de dépenses en me disant que je viens de me trouver une source de divertissant qui risque d'occuper pas mal d'heures par semaine!



mardi 8 décembre 2009

Mes bébittes à poil vont bien

C'est vrai que ça fait longtemps que je n'ai pas donné de nouvelles de ma ménagerie! Ça me fait pourtant plaisir d'en donner mais ça me surprend toujours que quiconque puisse s'y intéresser. Le temps a filé et il y a maintenant tant à dire (...); des photos et même une vidéo vont clore ce billet qui va s'éterniser.

Mon zoo a récemment passé à travers une période de bouleversements angoissants: le voyage de noce. Je fais allusion à notre absence pendant une dizaine de jours consécutifs et non au voyage de noce en soit, ma ménagerie s'intéressant peu au nouveau statut de notre union, en autant que les mains remplissent les bols, baguées ou pas, elle s'en fout.

Pendant notre voyage de noce, on s'est monté une véritable armée bénévole ayant comme mission le bien-être de nos animaux, la condition de Zoé nécessitant la prise de médicament matin et soir, quotidiennement, ne nous en laissant pas le choix. Ils ont tous été formidables! Merci, merci, merci, formidables amis!

Commençons avec la princesse qui ne tolèrerait pas une autre position: Cléo le chat. Elle a vécu notre séparation (de elle) relative à notre union (de mon amoureux et de moi) difficilement: elle était en manque d'attention, en manque d'amour. C'est qu'elle est excessivement exigeante! Elle attaquait les visiteurs à coup de menton et exigeait qu'on la prenne pour qu'elle puisse ensuite insérer ses griffes sur le chandail de l'hôte afin d'imposer à sa victime un don de caresses pouvant durer plusieurs dizaines de minutes et même peut-être des heures, selon la patience du dévoué. Depuis notre retour, Cléo le chat semble encore plus nous apprécier. Je crois même percevoir de la reconnaissance dans son regard quand je la caresse alors qu'avant, elle laissait savoir que ça allait de soi.

Le début de l'automne a été une période particulièrement stressante pour elle. En effet le paysage autrefois plutôt statique s'est animé:les feuilles tombaient et virevoltaient. En position d'attaque devant la porte-patio, Cléo le chat les chassait du regard en roucoulant (ce chat ne miaule pas, il roucoule), sa queue battant à un rythme saccadé que je devinais être directement relié à son rythme cardiaque. Et puis elle s'est tannée de cette chasse inassouvissable et a commencé à s'intéresser à son environnement intérieur pour y découvrir des BÊTES. Des ARAIGNÉES. Depuis, elle se promène dans la maison en regardant le plafond. Quand je suis dans une position du yoga où un ou mes deux bras pointent le ciel, elle accourt au grand galop en roucoulant d'excitation pour venir regarder "ce que je lui pointe comme bête". Elle est souvent déçue. Il arrive cependant qu'une vraie araignée soit perchée au plafond et dès que j'identifie la bête, j'appelle le fauve qui s'arrangera de l'intrus si je le tends vers l'araignée. Mon amoureux est content parce qu'il a une tâche de moins (celle d'écraser les araignées); Cléo le chat est contente parce qu'elle a l'impression d'avoir une raison d'être. C'est beau à voir, je vous dis. J'aime moins quand elle rate son coup parce qu'un coup de patte de chat sur une araignée alors que je tiens le chat en question peut faire rebondir l'araignée à peu près n'importe où, y compris dans mes cheveux, et moi j'ai le cauchemar absolu d'avoir une araignée dans mes cheveux qui viendrait pondre ses oeufs, cauchemar dérivé d'une histoire qu'a raconté un certain papa pour motiver sa jeune fille à se laver les cheveux plus régulièrement. De son côté, Cléo le chat ne semble pas avoir la mémoire assez développée pour entretenir un quelconque traumatisme:elle tombe toujours aussi systématiquement dans mon bain.



Passons à l'aîné: Zoé le furet. Elle va bien. On me le demande souvent, comment va Zoé?, et ça me fait toujours plaisir qu'on prenne des nouvelles de Zoé le furet parce que ça veut dire qu'on l'aime bien mais en même temps je ne sais pas trop quoi répondre. "Elle va bien", dans le sens qu'elle se comporte comme un furet heureux et plein d'énergie, ses médicaments enrayent tous les symptômes comme ils devraient le faire, mais en même temps ce cancer n'a aucun frein dans sa progression, il grossit et grossit, et cette bombe à retardement me rend triste. On ne peut rien y faire à ce cancer; on ne peut même pas le retarder. Cette fatalité me frustre. Mais en même temps, elle est bien là-maintenant et chaque journée est une journée de gagnée, un "cadeau" si on veut être quétaine, parce qu'elle a bien failli y rester cette journée-là. Sa vétérinaire la voit un peu comme un petit miracle. Je suis tellement heureuse de ne pas avoir abandonné cette journée-là: j'ai pris la bonne décision. Et oui c'est beaucoup de logistique de s'assurer que chacune de ses doses de médicament lui est administrée quotidiennement mais ça en vaut TELLEMENT la peine. Alors oui, Zoé le furet va bien mais elle est rendue carrément très moche. Elle perd beaucoup son poil, la vieillesse, la mue, ou peut-être un autre cancer. Je vérifie régulièrement les graves symptômes de "l'autre cancer" (une vulve gonflée si vous voulez savoir...! vous ne voulez plus, ehn?) et j'ai toujours un peu peur. Mais non, pour l'instant elle est juste moche avec sa queue de rat et ses poils qu'on peut difficilement qualifier de fourrure. Quand il a commencé à faire plus froid, malgré le chauffage, Zoé le furet a commencé à avoir froid la nuit et donc à s'activer beaucoup et donc à nous réveiller beaucoup et donc à nous exaspérer beaucoup. Après une (autre) nuit difficile, j'ai eu un flash en m'habillant et j'ai décidé de lui donner un de mes leg warmers. Ça lui fait un pyjama! La voir courir en hoquetant (un furet émet un genre de bruit de phoque) de bonheur me rend heureuse; la déchéance de son corps est par contre tellement visible que des fois ça me rend très triste. Tant qu'elle se sent bien, c'est tout ce qui compte. Je dois prendre un nouveau rendez-vous chez le vétérinaire bientôt pour un suivi. J'avoue avoir peur qu'on trouve un autre cancer...ça ne me donne pas le goût d'y aller, déni, déni, mais je serai plus mature que ça. C'est que je l'aime bien cette Zoé! Elle fait partie de ma petite famille. La preuve: à ma pharmacie, elle est inscrite comme une personne (animal?) à ma charge et quand la pharmacienne appelle Zoé MonNomdeFamille, je me lève fièrement de la petite salle d'attente désagréable du Jean Coutu et je vais réclamer sa prescription en me sentant tout drôle.


Maintenant la dernière recrue: Tarzan le lapin qui a vécu dans la rue. Tarzan le lapin a été traumatisé pendant notre absence, ou notre absence l'a traumatisé. C'est un sensible. Bref, à notre retour, il a passé deux semaines dans la cachette de sa cage ne daignant sortir que pour subvenir à ses besoins essentiels. Plusieurs heures plus tard passées devant sa cage à le réapprivoiser, le revoilà redevenu "comme avant". Sauf qu'il a fini sa mue étrange et affiche maintenant un pelage roux qui lui va à ravir. C'est un bon lapin: il est propre, il est tranquille et il est mignon. Juste le regarder me calme. Comme il est très calme, il limite ses explorations hors-cage à la pièce où sa cage se trouve. Je trouve ça un peu triste alors je lui fait découvrir des choses qui lui sont accessibles, des choses qui se mangent. Il aime tous les fruits sauf les fraises, tous les légumes sauf les asperges. Tous les fruits et les légumes que je lui ai fait goûter, bien sûr. Tarzan le lapin est un fin gourmet qui aime découvrir des nouveaux horizons culinaires. Mon amoureux et moi avons déjà eu une mini-chicane à ce sujet: il avait acheté trois pommes "spéciales", le premier jour, nous en prenons une chacun pour nos lunchs respectifs et le deuxième jour, mon amoureux me reproche de ne pas lui avoir demandé prélablement s'il en avait envie, de cette dernière pomme spéciale, avant de la prendre égoïstement pour moi ce à quoi je réponds que la pomme allait de plein droit à Tarzan qui n'avait pas encore eu la chance de goûter à cette pomme exotique; mon amoureux a trouvé que j'exagérais et que Tarzan ne faisait pas la différence entre une "pomme spéciale" et une pomme banale et j'ai dénoncé haut et fort ce préjugé injuste et mon amoureux s'est enlisé en disant que Tarzan ne savait PAS qu'on avait des pommes spéciales et que ça ne lui manquerait pas et je me suis révoltée en lui expliquant que Tarzan le lapin ne pouvait en effet pas accéder au bol à fruits lui-même et que c'était de notre responsabilité, et même de notre devoir, de s'assurer, en tant que "parent", qu'il puisse avoir accès à tout ce que notre maison a de meilleur pour lui. Ça a clos le sujet. Tarzan le lapin est gâté! Et a pris un peu de poids. En réponse à ça, mon amoureux lui a acheté de la moulée diète pour lapin peu actif. Ça me fait rigoler à chaque fois que je vois le sac.


Sinon collectivement:
Cléo le chat aime toujours autant taquiner Zoé le furet qui endure bien et s'en amuse parfois.
Cléo le chat veut toujours démontrer sa dominance en faisant peur à Tarzan le lapin ou en lui imposant des séances de nettoyage.
Zoé le furet se fout toujours autant de Cléo le chat ou de Tarzan le lapin.
Tarzan le lapin craint Cléo le chat.
Tarzan le lapin ne craint plus autant Zoé le furet: elle l'intrigue.

J'aurais aimé que Tarzan le lapin soit plus accepté par Cléo le chat (je sais que Zoé le furet se fout de tout sauf de nous (particulièrement de nos pieds) et des crayons). Il est un peu le solitaire du groupe. Ça me rend un peu triste pour lui. J'ai pensé lui acheter un cochon dinde pour lui tenir compagnie. Je me dis cependant que ce n'est probablement pas raisonnable d'acheter un animal de compagnie à son lapin. N'est-ce pas...

Enfin, la section multimédia:


video
Je voulais vous montrer une routine que j'adore pour étirer mes jambes et mes hanches et finalement l'éclairage est très mauvais (il faisait noir) et tout allait de travers (sûrement pas bu assez de café avant). La vidéo me fait quand même rire parce qu'on y voit mon quotidien: mon amoureux devant son ordi qui se gratte le ventre et Cléo et Zoé faisant une apparition surprise. Bref, elle est quand même appropriée pour ce billet.


Tarzan le lapin est gourmand. Rien ne l'excite autant que d'entendre le bruit de son sac de moulée. Il est peu expressif mais ses oreilles (bien droites) le trahissent généralement.


En se collant ainsi sur les radiateurs, Cléo le chat me fait sentir cheap alors que moi j'essaie juste d'être écolo en chauffant à 19-20C (21C le week-end). Une vraie princesse.


dimanche 6 décembre 2009

Récap semaine du 30 novembre 2009

Une autre semaine de récupération, cette fois-ci une semaine de repos total, pour bien me reposer physiquement et mentalement avant le début de ma saison 2009-2010 qui commence ce lundi! J'ai hâte.

Lundi: J'ai commencé ma journée par une séance de yoga matinale où j'avais le goût de mettre mon attention sur le haut de mon corps. Ma séance a débuté au sol par une petite séquence toute simple pour les épaules: Everyday Shoulders Opening avec Kathryn Budig . J'ai ensuite enchaîné quelques demi-salutations avant de pratiquer ma transition de Adha Mukha Svasana en Uttanasana en suivant les conseils de cette vidéo Forward Jump explained. Je n'y arrive toujours pas très bien, je ne saute pas assez loin, mais je vais continuer à pratiquer. J'ai ensuite fait cette routine de préparation au Shoulderstand (Salamba Sarvangasana): http://www.youtube.com/watch?v=jWuvwDOcZxk. Vraiment agréable. Et puis j'ai eu le temps de renforcer encore mes épaules dans la pose du dauphin et en peaufinant Adha Mukha Svasana. J'ai finalement étiré mes hanches dans Ananda Balasana et fait un twist de chaque côté avant de faire Savasana.

Trajet maison-boulot, boulot-maison en vélo.

Mardi: J'avais encore le goût de travailler sur l'ouverture de la région du coeur: après quelques demi-salutations, j'ai fait cette séquence intermédiaire de 50 minutes trouvée sur Youtube: Morning Heart Expanding Pratice. Après Sukasana, j'ai ajouté un étirement du fessier parce que j'en avais envie mais sinon j'ai fait la routine telle quelle sans ajout.

Trajet maison-boulot, boulot-université, université-maison en vélo.

Mercredi: C'est d'une longue et intensive séance de Ashtanga dont j'avais le goût! Ça m'a pris une bonne 1h45 mais j'ai fait tous les positions de la Primary Series en les enchaînant bien avec les Vinyasa. J'ai remplacé les positions trop avancées par des positions préparatoires que je maîtrise. J'ai flotté sur mon nuage un certain temps après cette belle séance de yoga.

Trajet maison-boulot, boulot-maison en vélo.

Jeudi: zzz Rendez-vous matinal chez le dentiste, beurk. J'ai pris le temps de faire une courte séance d'une vingtaine de minutes où j'ai fait trois demi-salutations, trois salutations du soleil A avant d'étirer mes hanches dans Anjaneysana, mes quadriceps dans Ardha Bhekasana et puis faire un bon cinq minutes de relaxation en Supta Baddha Konasana.

Vendredi: Nada! Soirée la veille donc coucher passé minuit et étude matinale pour mon examen en soirée. Zzzzzzzzzz.

Trajet maison-boulot, boulot-université, université-maison en vélo.

Samedi: Même chose que mercredi: séance de Ashtanga avec les Primary Series complète. Ça m'a remis sur le piton après la journée interminable de la veille!

Trajet maison-resto, resto-maison en vélo.

Dimanche: J'ai un peu triché sur ma semaine de repos mais comme il s'agissait d'une semaine de "décrochage", j'ai considéré que je décrocherais vraiment en allant rouler avec quelques personnes de mon club de triathlon le long du Canal Lachine jusqu'au Parc René Lévesque. Et l'idée d'essayer du vélo de route pour une première fois à -5C m'intriguait pas mal. Il me fallait une dernière sortie dans ma saison! La dernière fois que j'avais roulé avec mon vélo de route, c'était le 12 septembre au Triathlon de Montréal. À mon retour d'Espagne, il pleuvait à tous les weekends et puis mon focus était de toute façon sur le marathon. C'était une sortie pour le plaisir de faire du vélo pour la dernière fois de la saison, assez molo, en fait surtout molo pour tout le monde, parce que moi je devais quand même bien pousser en moulinant pour réussir à suivre les autres (de loin...). Je me suis quand même écoutée et j'ai rebroussé chemin avant les autres. En tout, ça m'a donné 48 kilomètres et ça m'a pris un bon 2h29 (avec les lumières et les arrêts). Super façon de prendre de l'air, à défaut de pouvoir faire du ski (techniquement, dimanche prochain je pourrai enfin commencer ma saison!).

Pour récupérer et pour le plaisir, j'ai fait une petite séance de yoga axée sur l'étirement de mes hanches et de mes jambes. J'ai commencé par des demi-salutations avant d'enchaîné ces trois positions debout: Padangusthasana (A et D), Trikonasana et Padottasana (A et C). Ensuite je suis allée au sol faire des étirements dans Anjaneysana (mains au sol, mains dans les airs, avant-bras à l'intérieur de la jambe et finalement les mains qui relèvent ma jambe derrière pour étirer mon quadricep toute en ouvrant la région du coeur). J'ai fait Trianga Mukhaipada Paschimottasana en profondeur avant de rester une dizaine de minutes dans Supta Baddha Konasana pour la relaxation (et l'étirement des hanches!).

Total Course: 0 kilomètre
Total Vélo: 69 kilomètres transport + 48 kilomètres "entraînement" = 117 kilomètres
Total Natation: 0 mètre
Total Yoga: 6h30
Total Musculation: 0

Demain matin je vais aller courir un peu. ENFIN! Je vais commencer graduellement, sagement.

mercredi 2 décembre 2009

Mon côté wannabe-yogini s'exprime

Ce matin, après que j'aie crié au meurtre en Salamba Sirsana, mon amoureux qui m'assistait m'a taquinée en me disant sarcastiquement: "wow, c'est relaxant le yoga".

Ce n'est pas juste des barrières physiques que l'on rencontre en yoga. Ces barrières physiques, on les repousse tranquillement, toujours dans la limite du possible, limite qui varie de jours en jours, pour mille et une raisons; les autres barrières, les psychologiques, on les repousse toujours aussi respectueusement mais l'inconfort est plus insécurisant qu'un étirement de quadricep. La source de l'inconfort n'est pas toujours claire, c'est un malaise diffus qu'on n'arrive pas automatiquement à cerner, ni à comprendre. Et ce n'est pas en bougeant tel muscle dans tel sens que ça disparaît, il faut un changement plus intrinsèque ou au moins un changement d'attitude.

Quand j'ai commencé à faire du yoga, même si j'étais en forme, j'étais extrêmement essouflée dans les asanas. Je respirais mal ou ne respirais pas. Ça m'a pris quelques séances de yoga, un cours complet d'introduction, pour me faire comprendre que c'était OK d'être tortillé, écarté, à l'envers ou dans tous les sens, que je pouvais respirer comme avant en étant tortillée, écartée, à l'envers et dans tous les sens, que ça ne changeait fondamentalement rien à ma respiration, à mon moi. Sans m'en rendre compte, et je m'en suis rendue compte que plus tard, c'est plus que des asanas que j'ai appris, c'est une capacité d'adaptation que j'ai développée. 

Les positions debout demandant force et contrôle, je les ai adoptées naturellement. Les résistances, je les ai d'abord rencontrées dans des positions tout simples de flexion avant comme Uttanasana. "Relâche", "laisse le haut de ton corps tomber", j'ai dû l'entendre des milliers de fois dans mes premiers cours. Je ne trouvais pas ça évident de relâcher mon corps, de le laisser pendre naturellement, de laisser la gravité faire le travail, de n'y être finalement pour rien. Maintenant j''ADORE ces positions. Ça fait tellement du bien de laisser-aller, de lâcher-prise! Je sens très concrètement les tensions se dissoudre et je relaxe dans l'abandon. Il y a aussi une opposition intéressante dans ces positions: le relâchement d'une partie du corps grâce au maintien et à la force d'une autre. Ce n'est pas une contradiction, c'est de l'entraide. La sensation d'unité qu'on ressent alors est rassurante. Cette confiance ne s'évapore pas quand je quitte mon tapis de yoga.

Toutes les positions de "backbends" sont difficiles pour moi. Je les apprivoise tranquillement. Oui, mes épaules sont tendues et mon dos aussi, c'est peut-être pourquoi je trouve ces positions difficiles. Mais mes épaules et mon dos sont très tendus pour des raisons autres que des contraintes physiologiques, c'est aussi une conséquence à une attitude, à des choix de vie. Tout est relié. Étirer son dos vers l'arrière, exposer sa poitrine, son coeur en premier, étendre son cou, l'offrir, c'est extrêmement exigeant. Ce sont des positions qui imposent un sentiment de vulnérabilité très intense. Je n'arrive par exemple pas encore à laisser-aller ma tête complètement dans des backbends comme Ustrasana.

Pour faire des inversions comme Salamba Sirsana et les fameux handstand (Adho Mukha Vrksasana), il faut une confiance en soi de béton. Il faut aussi une bonne ouverture: il s'agit carrément d'un changement de perception. Et il faut un contrôle complet, s'avoir s'adapter, s'ajuster rapidement, se connaître parfaitement. C'est plus qu'un défi physique. Je suis maintenant capable de faire Halasana, j'ai réussi à dompter la peur de laisser-aller mes pieds vers l'inconnu (vers un endroit que je ne vois pas et dont la distance ne s'évalue pas parfaitement), et je suis capable de faire Salamba Sarvangasa en me sentant stable et en contrôle. Quand je dis capable, je dis capable d'aller dans la posture et non de la faire parfaitement. De toute façon, la perfection n'existe pas. J'apprivoise graduellement les inversions et je vais réessayer régulièrement Salamba Sirsana en étant assistée de mon amoureux et d'un mur (oui, ça me prend les deux pour l'instant). Un jour, je le ferai sans avoir peur. Plus tard, l'amoureux prendra le bord (!): je pourrai monter sur le mur toute seule. Et plus-plus tard, le mur aussi prendra le bord!

Le yoga, c'est effectivement parfois insécurisant. ET relaxant. C'est une question d'attitude. Quand on rencontre un inconfort et qu'on le comprend, on peut le ressentir pleinement et enfin l'apprivoiser. On respire dans la pose, on se calme, on se rassure et on relaxe pour vrai. Relaxer, ce n'est pas juste de s'écraser devant un bon livre, c'est aussi de prendre conscience des tensions et d'y travailler.

Un de mes professeurs de yoga a déjà dit que l'attitude qu'on a sur notre tapis de yoga réflète beaucoup l'attitude qu'on adopte dans notre vie en général. Ces étudiants qui regardent les autres pour voir s'ils sont corrects, s'ils sont meilleurs, s'ils sont moins bons. Ces étudiants qui font mécaniquement les positions sans les ressentir, en attendant la prochaine. Ces étudiants qui n'osent pas essayer les nouvelles positions. Ou ces autres qui se lancent dans des positions plus avancées en sautant des étapes. Ces étudiants qui n'écoutent pas les directives, les autres qui posent pleins de questions. Ces étudiants méticuleux qui se concentrent sur les détails. sur les petits ajustements. Ces étudiants qui s'impatientent. Et ceux qui analysent tout, les positions, leurs ajustements, les muscles impliqués, leurs sensations, tout le temps. Vous pouvez me pointer.

mardi 1 décembre 2009

Retour sur ma saison de compétitions 2009

C'est spécial, j'ai l'impression de faire deux sports: la course à pied et le triathlon. Évidemment les deux se recoupent (disons dans la troisième discipline du deuxième sport en question..!), mais mon expérience et mes objectifs sont bien différents dans les deux sports. La course à pied reste mon bébé et mon premier amour. Je suis consciente qu'en chérissant ce sport, je ralentis peut-être ma progression en triathlon, on doit davantage travailler sur nos points faibles que nos points forts en triathlon, mais j'ai du plaisir comme ça. J'aime bien trop courir pour me restreindre à courir 2-3 fois par semaine maximum! Mais je ne cours plus 5-6 fois par semaines minimum non plus. Je suis dans une situation de quasi-compromis.

Pour finalement en venir au sujet annoncé par le titre de ce billet, ma saison 2009 a très mal commencé avec
une blessure une semaine avant le demi-marathon de Montréal (qui était le demi-marathon que j'attendais depuis un bail pour y faire un violent PB) et un mois avant le marathon du Vermont (qui devait être mon seul marathon de l'année et ma revanche de Niagara Falls). Je n'ai pas pu courser le demi-marathon, je n'ai pu que le trotter, et je n'ai pas pu participer du tout au marathon. Ça commençait mal...j'ai mis par le fait même un peu hâtivement une croix sur ma saison de course que je qualifiais de foutue. Je me suis consolée en pensant à ma saison 2008 qui avait été excellente; j'ai rationalisé mon malheur en me disant que toutes les années de compétition ne pouvaient pas être aussi parfaites.

Plutôt que de me morfondre, j'en ai profité pour commencer ma saison de triathlon beaucoup plus tôt que je croyais en être capable, dès le mois de juin au triathlon du Mont-Tremblant. J'y ai attrapé la piqûre pour le triathlon! J'étais tellement fière de finir un triathlon alors que je croyais n'être en mesure que d'apprivoiser les duathlons en 2009: je n'avais qu'un mois de "vrai" vélo de route dans le corps et je n'osais nager en crawl que depuis quelques semaines. Ma première saison de triathlon à vie a été simplement géniale: j'ai adoré concilier les trois sports, m'entraîner avec le club et vivre mes premières compétitions.

Et ma saison de course a finalement aussi été vraiment géniale avec des PBs sur chacune des distances.

En résumé, ma saison de compétition (course + triathlon!) a été GÉNIALE, encore plus parfaite que celle de l'année précédente, elle était parfaite-parfaite-parfaite-parfaite. Bon, ma première blessure, je m'en aurais bien passé. Mais je retire curieusement beaucoup plus de positif que de négatif de cette expérience! Je travaille depuis à améliorer mon alignement et ma symétrie, c'est super stimulant comme objectif (pour quelqu'un qui trippe physiologie comme moi, du moins) et les répercussions sur ma foulée notamment sont bien perceptibles.


Narrativement et statistiquement, ma saison a eu cette allure:

15 février- Défi de l'île Bizard - 10km - 51:50 (parce que le demi-hypothermique affichait complet, snif)- résumé ici
29 mars - Course de Lasalle - 10 km - 48:55 - résumé ici
19 avril - Demi-marathon de Montréal - 21,1km - 2:06 (blessée) - résumé ici
7 juin - Triathlon du Mont-Tremblant- Sprint (750m/21km/5km) - 1:29:02 - résumé ici
21 juin - Tour du Lac Brome - 10km - 49:54 - résumé ici
19 juillet - Triathlon de Saint-Lambert - Sprint (700m(!)/20km/5km)- 1:24:16 - résumé ici
2 août - Triathlon de Saint-Agathe- 1000m/30km/8km - 2:17:52 - résumé ici
12 août - 5km Endurance - 5km - 21:51 - résumé ici
30 août- Demi-marathon de Québec - 21,1km - 1:46:25 - résumé ici
13 septembre- Triathlon de Montréal - Olympique (1500m/40km/10km) - 2:48:30 - résumé ici
18 octobre - Défi du Parc Lafontaine - 10km - 45:44 - résumé ici
22 novembre - Marathon de Philadelphie - 42,2km - 3:44:26 - résumé ici

J'ai couru un 5 kilomètres.
J'ai couru quatre 10 kilomètres.
J'ai couru deux demi-marathons.
J'ai couru un marathon.

J'ai fait deux triathlons de distance sprint.
J'ai fait un triathlon de distance entre sprint et olympique.
J'ai fait un triathlon de distance olympique.

Pas que la quantité de compétitions soit importante, mais pour une saison que j'avais qualifié de foutue, j'ai réussi à faire pas mal de compétitions! Et surtout,

Par rapport à ma saison 2008:

PB de 1'53 sur un 5 kilomètres
PB de 4'33 sur un 10 kilomètres
PB de 13'04 sur un demi-marathon
PB de 40'20 sur un marathon

Pour les triathlons, c'était une année de premières. Ce sera l'année prochaine que je pourrai comparer ma progression. Je trouve néanmoins que je ne m'en suis pas mal sortie, et même très bien sortie, pour quelqu'un qui était très débutante en vélo et en natation. J'ai adoré ma première saison et je suis ultra-motivée pour la prochaine!

Mes réflexions sur ma saison 2010 sont, disons, bien entamées.
Je les partagerai bientôt.